Victime d’une filière internationale. Le mot est lâché par Patrick Pellata, DG de Renault durant le week-end. Loin des spéculations d’une ombre chinoise annoncé par Le Figaro et mesuré par le ministre de l’industrie, Eric Besson, très mesuré et prudent dans cette affaire. Une affaire d’espionnage industrielle très sérieuse.
« Les choses sont claires : aucune pépite technologique, stratégique sur le plan de l’innovation, n’a pu filtrer en dehors de l’entreprise, y compris les presque 200 brevets déposés ou en cours de dépôt. Qu’il s’agisse notamment de la chimie des électrodes, de l’architecture des batteries, de l’assemblage des différents éléments, du chargeur ou du moteur lui-même, nous sommes sereins: rien de critique ne semble être parti à l’extérieur. » Lance le numéro 2 de Renault à la presse.
Mercredi 5 Janvier 2011, l’affaire tombe dans la presse économique : Renault a été victime d’espionnage industriel envers ses futurs modèles électriques. Enjeu stratégique pour le constructeur français qui mise beaucoup d’énergie et d’argent pour assurer son avenir. Une enquête interne a démontré que le transfert de documents durant depuis aout 2010. Les conséquences de cette affaire son grave, bien que minimisée plus tard. Le lendemain, le quotidien Le Figaro invite à regarder du côté de la Chine comme commanditaire de cette histoire.
En effet, l’Empire du Milieu investi 15 milliards de dollars pour permettre à ses 16 constructeurs nationaux d’être à la pointe de la technologie électrique. Le lendemain, le président de la République et le gouvernement lance la DCRI (Direction Central des Renseignements Industriels), pour mener une enquête qui privilégie bien la piste chinoise. Trois cadres, dont un dans le conseil d’administration et tous travaillant dans le Technocentre Renault, ont été mis à pied.
Vendredi 7 Janvier, l’avocat d’un des « espions » s’exprime comme abasourdi par les accusations et attends qu’on lui explique les faits reprochés. La gestion de l’affaire à tous les niveaux de la hiérarchie du constructeur, laisse perplexe certains observateurs et l’avocat de l’accusé.
Finalement, durant le week-end, le premier développement de l’affaire impose une filière internationale et organisée. Aucune nationalité annoncée pour le moment. Mais, comme toute affaire d’espionnage industrielle, beaucoup de mystère et de secret.
Articles complémentaires :



15 h 32 min on novembre 6th, 2011
Merci pour ces infos.
Mais, s’il vous plaît, CORRIGEZ VOS FAUTES !!!
« …le transfert de documents durant depuis aout 2010. Les conséquences de cette affaire son grave… »