Audi A1 : Les motorisations

Audi A1 : Les motorisations

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L’Audi A1 prend le départ avec quatre moteurs. Les deux moteurs à essence TFSI et les deux moteurs diesel TDI couvrent une plage de puissance de 63 kW (86 ch) à 90 kW (122 ch). Tous ces moteurs allient les technologies d’injection directe et de suralimentation à turbocompresseur : ce concept innovant associé aux systèmes Start-Stop et de récupération, leur assure à la fois une forte puissance et une faible consommation. Ses valeurs s’étagent de 3,8 à 5,3 litres aux 100 km.

La perfection en réduction de cylindrée : les moteurs essence

Le sigle TFSI incarne l’association de l’injection directe et de la suralimentation, une association que le constructeur Audi fut le premier à présenter au monde il y a cinq ans. Ces deux technologies se marient à merveille. Le carburant directement injecté étant soumis à un fort tourbillonnement, il refroidit les parois de la chambre de combustion. Les températures baissent donc, ce qui résout le vieux problème de tous les moteurs turbo : la tendance au cliquetis généré par une combustion sous un fort dégagement de chaleur. Audi peut assurer dans ses moteurs TFSI une compression très élevée, un atout qui améliore sensiblement leur efficience.

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Le plus petit des deux moteurs essence est le 1.2 TFSI. Il fournit une puissance de 63 kW (86 ch) et délivre dès la plage de 1500 à 3500 1/min son couple maximal de 160 Nm. Associé à une boîte manuelle à 5 vitesses, le quatre cylindres accélère l’A1 de 0 à 100 km/h en 11,7 secondes et lui fait atteindre la vitesse maximale de 180 km/h. En cycle européen, il se contente de 5,1 litres de carburant aux 100 km, soit 118 grammes de CO2 au km.

Ce nouveau 1,2 litre illustre à la perfection le principe Audi visant à réduire la cylindrée par le biais d’un turbocompresseur. Il se contente de deux soupapes par cylindre et de 1197 cm3 de cylindrée et a été résolument conçu pour afficher un faible poids. Ses segments de piston à faible précontrainte ainsi que les paliers principaux et paliers de bielle de forme compacte sont optimisés pour réduire le frottement et la pompe à huile régulée suivant les besoins est peu gourmande en énergie.

Le bloc-cylindres en aluminium moulé du 1.2 TFSI présente un circuit de refroidissement propre indépendant de la culasse. Après le démarrage, une pompe à eau régulée assure que l’eau ne circule pas dans le bloc ; ceci permet une mise à température plus rapide du moteur et raccourcit la phase de résistance de frottement accrue due à de l’huile froide.

Les soupapes d’injection à haute pression injectent le carburant dans les chambres de combustion sous une pression allant jusqu’à 150 bars. Le turbocompresseur dispose de son propre actionneur électrique qui actionne avec rapidité et précision le clapet de régulation de la pression de suralimentation (wastegate) ; la pression de suralimentation monte spontanément et la consommation baisse dans les plages de charge partielle. Le refroidisseur de l’air de suralimentation est monté dans le collecteur d’admission, ce qui favorise la réactivité spontanée du moteur.

Le 1.4 TFSI offre quant à lui une puissance de 90 kW (122 ch). Il développe un couple maximal constant de 200 Nm dans une plage comprise entre 1500 et 4000 tours ; ce moteur essence, le plus puissant du programme A1, peut aussi tourner à bas régimes dans quasiment toutes les circonstances. Un turbocompresseur à refroidisseur d’air de suralimentation refroidi à l’eau met sous pression le quatre soupapes qui mobilise 1390 cm3 de cylindrée.

Associé à la S tronic à sept rapports, le 1.4 TFSI accélère l’A1 en 8,9 secondes de 0 à 100 km/h et l’entraîne à une vitesse de pointe de 203 km/h. Avec la boîte manuelle à six rapports qui suivra plus tard, il atteindra également ces mêmes performances de 8,9 secondes et 203 km/h.

La consommation moyenne selon le cycle européen se limite à 5,2 litres aux
100 km pour la S tronic et à 5,3 pour la boîte manuelle. Sur l’A1 1.4 TFSI équipée de S tronic, les émissions de CO2 sont de 119 g/km. (Chiffres provisoires pour l’A1 1.4 TFSI à boîte à 6 vitesses)

Une efficience d’avenir : les moteurs TDI

Le 1.6 TDI qui présente une cylindrée de 1598 cm³ se distingue par des frottements internes minimisés. Les mesures les plus importantes concernent la pompe à huile régulée, les segments de pistons, le procédé de honage des fûts de cylindres, la courroie dentée et les boulons des pistons en aluminium coulé.

Leur revêtement DLC est une toute nouvelle technologie empruntée à la construction de moteurs de course. DLC est l’abréviation de Diamond-like-Carbon et se traduit par une fine couche de carbone semblable à du diamant.

Les injecteurs piézo-électriques du dispositif de rampe commune réalisent jusqu’à six injections séparées par cycle, ce qui améliore la qualité de la combustion, le dégagement des gaz et la régularité de fonctionnement. Dans le collecteur d’admission, un canal tangentiel fait tourbillonner l’air entrant, le canal hélicoïdal servant au remplissage. Un turbocompresseur à turbine à géométrie variable et un système débridé d’aspiration et d’air de suralimentation viennent parfaire ce principe.

Audi offre le 1.6 TDI en deux versions. La version la plus puissante délivre 77 kW (105 ch) et 250 Nm disponibles entre 1500 à 2500 tr/min, elle est associée à une boîte de vitesses manuelle à 5 vitesses. Ce TDI compact à quatre soupapes permet d’accélérer l’A1 de 0 à 100 km/h en 10,5 secondes et d’atteindre une vitesse maximale de 190 km/h ; il se contente en moyenne d’une consommation d’à peine 3,9 litres aux 100 km.

La deuxième version du 1.6 TDI qui sera disponible ultérieurement (les chiffres ici donnés sont provisoires), atteint une puissance de 66 kW (90 ch) et un couple de 230 Nm disponible entre 1500 et 2.500 tr/min.

En association avec la boîte manuelle à cinq rapports, ce diesel accélère l’A1 en 11,5 secondes de 0 à 100 km/h. La vitesse maximale est de 182 km/h et la consommation, qui affiche 3,8 litres aux 100 km pour une émission CO2 de 99 grammes au km, est d’avant-garde.

Les quatre moteurs de l’A1 recourent à une technologie provenant du programme modulaire d’efficience Audi ; le système de récupération à régulateur de tension intelligent permet de récupérer de l’énergie pour l’alternateur pendant les phases de freinage et de décélération. Cette énergie est stockée dans la batterie ; lors des accélérations ultérieures, elle est injectée dans le réseau de bord et permet de ménager l’alternateur et donc le moteur.

Le système Start-Stop, encore une technologie de ce programme modulaire d’efficience, est également de série sur les quatre moteurs. Il coupe le moteur à l’arrêt pour autant que le levier de vitesses soit au point mort et que le pied du conducteur ne se trouve pas sur la pédale d’embrayage. Lorsque le conducteur embraie, le moteur est démarré : sans bruit, de manière confortable et rapide. Ce système Start-Stop, qui peut être désactivé par le conducteur, s’harmonise parfaitement avec la S tronic à sept rapports montée avec le 1.4 TFSI.

Une boîte haut de gamme : la S tronic à 7 rapports

La S tronic à sept rapports allie le confort d’une boîte automatique à convertisseur au dynamisme et à l’efficience d’une boîte manuelle. Elle est constituée de deux demi-boîtes et intègre deux embrayages multidisques qui commandent des rapports différents. Le grand embrayage E1 situé à l’extérieur transmet le couple à l’arbre primaire plein qui porte les pignons des rapports impairs 1, 3, 5 et 7 et autour duquel tourne un arbre creux. Celui-ci est relié à l’embrayage E2 plus compact qui est intégré à son grand frère et actionne les pignons des rapports pairs 2, 4 et 6 et la marche arrière.

Les deux demi-engrenages sont activés en permanence, mais seul l’un d’entre eux est en prise sur le moteur. Lorsque par exemple le troisième rapport (sur la première demi-boîte) est engagé et que le conducteur accélère, la seconde demi-boîte engage déjà le quatrième rapport. Le passage des rapports se fait par le changement d’embrayage.

Ce changement ne prend que quelques centièmes de seconde et se réalise sans interruption sensible du couple ; il est si fluide, léger et dynamique qu’il est à peine perceptible.

La S tronic à sept rapports est avec ses 37 centimètres de longueur de forme compacte et ne pèse que 70 kilogrammes environ, un poids extrêmement faible pour une boîte haut de gamme. Ses deux embrayages fonctionnent à sec, donc sans alimentation en huile, ce qui augmente encore le rendement déjà élevé de la boîte. L’unité de commande est alimentée en huile par une pompe électrique régulée selon les besoins. Le réglage des sept rapports privilégie une conduite sportive, le dernier rapport étant cependant rallongé pour une réduction de consommation de carburant.

Le conducteur peut commander la S tronic à 7 rapports par le levier sélecteur ou, en option, par des palettes situées sur le volant comme sur une voiture de sport. De plus, deux modes entièrement automatiques sont disponibles. En mode D, la gestion de la boîte fait tourner le moteur à bas régime aussi souvent que possible pour économiser du carburant. En mode S, le style de conduite est plus sportif et le régime plus élevé. Un assistant de démarrage en côte qui empêche l’A1 de reculer en côte est ici proposé de série ; sur l’A1 équipée de la boîte manuelle, il peut se commander séparément.

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