Quels sont les breaks les plus fiables du moment ?

Quels sont les breaks les plus fiables du moment ?

Longtemps en retrait face aux SUV et autres Crossover, les breaks font aujourd’hui un retour remarqué sur le devant de la scène. En effet, ils se montrent plus pratiques, moins lourds et surtout moins gourmands à motorisation équivalente. De plus, les breaks actuels arborent des designs charismatiques, expédiant aux oubliettes le stéréotype du véhicule cubique et fade. Compte tenu de ce regain d’intérêt pour le break, il nous paraissait opportun de vous présenter une liste de véhicules appartenant à ce segment de marché, en adoptant une approche qui parlera forcément à tout acquéreur potentiel, à savoir un focus sur les modèles les plus robustes. Si vous êtes prêts, partons donc à la découverte de ces breaks les plus fiables !

Soulignons par ailleurs que nous n’avions pas pour ambition, avec cet article, d’établir un quelconque classement ; oui, les 8 breaks présentés sont les plus fiables du marché à un instant t, mais ils sont présentés par ordre alphabétique, tout simplement, car les départager, alors même qu’ils n’appartiennent pas tous à la même sous-catégorie, ne nous paraissait pas réaliste. En tout cas, si vous ne savez pas encore quelle voiture break choisir, Caroom a réalisé un classement Top 10 pour 2023 qui devrait vous aider à affiner votre projet.

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Audi A4 Avant

Au moment d’établir cette liste, nous avons hésité entre l’Audi A4 Avant et l’Audi A6 Avant, car toutes deux constituent d’excellentes propositions, et sont d’ailleurs régulièrement mises en avant comme des maîtres-étalons dans leurs sous-catégories respectives. Toutefois, la nouvelle A6 Avant semble rencontrer quelques problèmes de jeunesse au niveau du système d’infotainment, alors qu’il n’y a rien de particulier à signaler pour l’A4 Avant, qui poursuit une carrière démarrée avec brio fin 2015, un restylage étant intervenu en 2019.

L’Audi A4 Avant incarne le qualificatif de statutaire, aussi bien en ce qui concerne son design que pour l’image qu’elle renvoie. C’est assurément un break bien dessiné, avec des traits sportifs, en particulier en versions S4 et RS4, mais sans jamais verser dans l’excès. Idem dans l’habitacle, où la qualité des matériaux et de la finition frôle la perfection, tandis que le souci apporté à l’ergonomie semble évident.

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Certes, une BMW Série 3 Touring sera plus joueuse et une Mercedes-Benz Classe C SW un tantinet plus confortable, mais le compromis trouvé par Audi ne mérite que des éloges. Bien sûr, s’agissant d’un modèle Premium, le prix catalogue s’avère conséquent, dépassant les 40 000 euros pour la finition d’accès Design avec le petit moteur essence de 150 ch. Cela dit, n’oubliez pas qu’en sollicitant un mandataire auto, vous pourrez aisément obtenir un rabais conséquent.

Notons enfin que l’A4 B9 Avant est actuellement commercialisée dans 8 versions différentes : Design, Business Line, Business Line Plus, S-Line, Avus, S-Edition, sans oublier les sportives S4 et RS4. En parallèle, les motorisations disponibles vont de 150 à 204 ch en essence, de 163 à 204 ch en diesel, la S4 ayant recours à un V6 TDI de 341 ch, et la RS4 à un V6 TFSI de 450 ch.

Dacia Jogger

Preuve que notre liste ne comprend pas uniquement des véhicules Premium, la présence du break Dacia Jogger est en tout cas parfaitement méritée. De fait, le véhicule est récent puisqu’il a été lancé en 2021. Or très souvent, et presque contre-intuitivement, les modèles commercialisés depuis peu sont aussi ceux qui rencontrent le plus de soucis de fiabilités, appelons-les « problèmes de jeunesse ». Or le Jogger, en reprenant bon nombre d’éléments précédemment étrennés sur des modèles Renault, à l’instar de sa plateforme, développée initialement pour la Clio V, n’est pas concerné par ces difficultés.

En outre, avec son look de Crossover, ce break présente très bien, et pour un modèle qui débute à environ 20 000 euros, c’est assez remarquable ! Certes, la qualité des matériaux et des assemblages n’est pas au niveau d’une Audi, mais est-ce vraiment ce que l’on attend d’une Dacia ? Inversement, chaque pièce paraît robuste et bâtie pour durer, ce qui est, là encore, un gage de fiabilité pour les années à venir.

En termes de motorisations, le Jogger, qui peut être choisi en 5 ou 7 places, se contente d’un bloc essence de 110 ch et d’un système GPL de 100 ch. Cela peut paraître peu, mais les moteurs en question sont Crit’Air 1, efficients et relativement punchy pour un modèle léger, son poids tournant autour de 1,2 t.

Mercedes-Benz Classe E SW

Depuis 1978, c’est quasiment une histoire d’amour qui lie la marque à l’étoile avec l’univers du break, et la nouvelle Classe E SW (pour Station Wagon) est encore là pour le prouver. Commercialisé en 2016, et restylé en 2021, ce break Mercedes-Benz peut s’enorgueillir d’un très bon bilan sur le plan de la fiabilité, aussi bien en ce qui concerne les moteurs que les transmissions, mais aussi la technologie embarquée. Lorsque l’on se souvient des malheurs de la première génération de Classe M, par exemple, il est encore plus appréciable de retrouver le volant d’une Mercedes véritablement robuste. Au passage, c’est aussi typiquement le genre de véhicule qui peut faire taire bon nombre de Cassandre pour qui la multiplication des systèmes électroniques irait implacablement de pair avec une fiabilité aléatoire.

Quoi qu’il en soit, la Classe E SW adopte un design plus fin que ses prédécesseurs, parvenant habilement à masquer son gabarit extérieur imposant ; la longueur frôle ainsi les 5 m, mais le véhicule paraît plus court, et plus élancé. Il est d’ailleurs à noter que Mercedes propose deux versions distinctes de son break, l’une classique, et l’autre, baptisée All-Terrain, étant surélevée de 29 mm et embarquant d’office une transmission intégrale.

En termes de finition, la Classe E W213 Sport Wagon se contente pour l’heure de deux propositions, Avantgarde Line (orientée confort) et AMG Line (orientée sport), sans omettre bien sûr les deux vraies AMG, recevant les préfixes 53 et 63. Pour ce qui est des motorisations, Mercedes-Benz sort en tout cas le grand jeu, avec deux blocs diesel de 220 ch (avec un système hybride simple) et 330 ch, un hybride rechargeable combinant un diesel de 194 ch avec un électromoteur de 122 ch, et un hybride rechargeable essence cumulant le même moteur électrique avec un 4 cylindres de 211 équidés. Quant au break 53 AMG, il s’agit également d’un hybride, dit léger, puisque l’électromoteur de 22 ch ne vient qu’en appoint du bloc thermique de 436 ch afin d’en diminuer les consommations. Enfin, en version 63 AMG S, la Classe E SW devient vraiment méchante, la puissance atteignant les 612 ch, et la transmission intégrale ayant un mode Drift pour maximiser le survirage.

Au niveau du positionnement tarifaire, nul ne sera surpris d’apprendre que ce break n’est pas particulièrement bon marché, ses tarifs étant tout simplement à la hauteur de ses prestations et du cachet de la marque à l’étoile. Comptez environ 65 000 euros en entrée de gamme, mais sachez qu’un mandataire saura vous proposer une remise significative sur un modèle de ce type.

MG 5

Présenter une voiture chinoise, de marque anglaise, certes, mais propriété d’un consortium de l’Empire du Milieu, dans un classement des breaks les plus fiables peut sembler quelque peu provocateur, et pourtant, il n’en est rien. Bien sûr, cette MG 5 doit encore faire ses preuves en ce qui concerne la tenue dans le temps des matériaux de l’habitacle, mais elle présente d’emblée un atout majeur, c’est une voiture 100 % électrique ! Or, comme on le sait, ces véhicules sont intrinsèquement plus fiables, car leurs moteurs n’ont finalement qu’une seule pièce en mouvement.

Par ailleurs, la MG 5 dévoile un design plutôt séduisant, et un niveau d’équipement de série tout à fait concurrentiel, d’autant plus lorsque l’on tient compte de son prix, inférieur à 27 000 euros, bonus déduit. Bien sûr, « il n’y a pas de quoi se relever la nuit », comme le veut l’expression consacrée, mais la MG 5 est un break polyvalent qui rendra de fiers services au quotidien, et n’est-ce pas l’essentiel pour bon nombre d’automobilistes ?

Peugeot 508 SW

Le constructeur de Sochaux possède, lui aussi, une longue et fructueuse expérience en matière de breaks, et la 508 II SW en est la digne héritière. Nous avions envisagé de sélectionner la toute nouvelle 308 SW, ne serait-ce que pour son design superbe, mais elle est vraiment trop récente pour avoir un recul suffisant sur sa fiabilité. En revanche, cette 508 de seconde génération a déjà démontré qu’en dehors de quelques pépins mineurs à son lancement, principalement d’ordre électronique, elle faisait office de fidèle compagnonne de voyage.

Concernant les moteurs disponibles à la commande, l’offre s’est réduite au fil du temps, mais elle reste cohérente et suffisante, avec un diesel de 130 ch, un essence de même puissance, et surtout deux systèmes hybrides rechargeables. Le premier développe 225 ch en version traction, tandis que le second se positionne purement et simplement comme le bloc le plus puissant de l’histoire des Peugeot de route. La 508 SW PSE (Peugeot Sport Engineered) atteint en effet 360 ch, pour des performances dignes d’un coupé sportif.

En termes de prix et en tenant bien compte du fait qu’il s’agit d’un tarif catalogue, qu’un mandataire auto pourra aisément faire descendre significativement, cette 508 débute à environ 44 000 euros (pour le 1.2 PureTech), l’hybride réclamant 8 000 € supplémentaires.

Porsche Taycan Sport Turismo

Étonnamment, cette Porsche présente un point commun majeur avec un seul autre break de notre liste, et ce n’est peut-être pas celui auquel vous penseriez de prime abord… Car il s’agit du sino-britannique MG 5. En effet, la Taycan Sport Turismo dispose également d’un moteur 100 % électrique, lui offrant une fiabilité mécanique de premier plan. En outre, lorsque l’on connaît la réputation de Porsche en matière de mise au point de ces modèles, vous pouvez immanquablement prendre le volant de ce break ultra-performant en toute sérénité… Du moins, en ce qui concerne le risque de panne.

Car, au volant, ce n’est pas forcément toujours la sérénité que vous ressentirez. Bien sûr, le travail des suspensions est tout simplement remarquable, et le niveau de confort de cette Taycan tutoie les sommets. Cependant, une simple accélération franche suffira à vous apporter une autre sensation, celle du pur plaisir de conduite, et ce n’est pas rien ! Avec des puissances allant de 240 à 460 ch, voire 560 ch grâce à l’effet Boost, les performances sont en effet bien celles que l’on attend d’une Porsche. Le prix, lui aussi, est conséquent, puisqu’il débute à 92 000 euros pour la Taycan de base, avant de grimper à 112 000 € pour la 4S, à 139 000 € pour la GTS, à 160 000 € pour la Turbo, et enfin à 194 000 € pour la Turbo S.

Skoda Superb Combi

Appartenant au groupe VAG, Skoda n’hésite pas à puiser dans la banque d’organes mise à sa disposition afin de concevoir des véhicules profondément rationnels. Certes, l’on peut ainsi reprocher à la Superb III Combi de manquer de fun, mais c’est sans doute la seule remarque négative à son encontre. Ainsi, ce break s’inspire du concept-car Vision C au niveau de la face avant, ce qui lui confère un style plus affirmé que dans le passé, tandis que le volume de coffre s’avère gigantesque, oscillant entre 660 et 1 950 l. En parallèle, grâce à la plateforme MQB, le break Skoda peut accueillir des blocs thermiques, mais également un système hybride rechargeable, tandis qu’il est possible d’opter pour une version à 4 roues motrices.

Si cette Superb Combi figure dans notre liste des breaks les plus fiables, c’est sans doute parce que les ingénieurs du constructeur tchèque ont tout simplement réalisé un excellent travail en réutilisant des composants et des systèmes préalablement lancés et peaufinés sur d’autres modèles du groupe. Ainsi, outre des moteurs particulièrement robustes, le contenu technologique embarqué ne pose pas de problème particulier, ce qui n’est pas le cas de bon nombre de ces concurrentes généralistes…

En tout état de cause, sachez que la Super III Combi est proposée à partir de 40 800 euros environ, ce tarif étant un prix catalogue, et donc susceptible d’être revu à la baisse grâce à un mandataire auto, en finition Business. Viennent ensuite les versions Style, Sportline et Laurin & Klément, tandis que les moteurs proposés sont un bloc essence de 150 ch, un diesel de même puissance, et un système PHEV (Plug-in Hybrid Electric Vehicle) de 218 équidés.

Toyota Corolla Touring Sports

Sans vouloir sombrer dans le lieu commun, il serait étonnant de présenter une liste des véhicules les plus fiables sans mentionner a minima un modèle Toyota, ce constructeur ayant obtenu la réputation d’être l’un des leaders mondiaux dans ce domaine. Et c’est tout particulièrement vrai avec les modèles hybrides de la marque nipponne, ce qui leur vaut d’ailleurs d’être les coqueluches des conducteurs de taxis.

Dans le cas présent, la nouvelle Corolla Touring Sports se démarque immédiatement de ses rivales par un design tranchant, aux traits étirés et élancés. À l’intérieur, on se sent tout simplement bien dans cette voiture, où l’ergonomie et la qualité ont fait l’objet de toutes les attentions. Quant aux moteurs, nécessairement hybrides simples (c’est-à-dire non-rechargeables), ils sont au nombre de deux : un 1,8 l de 122 ch, particulièrement frugal, et un 2.0 l de 196 ch avec beaucoup plus de peps sans se montrer assoiffé pour autant. Soulignons enfin que la Corolla Touring Sports débute à moins de 35 000 euros (en prix catalogue), la version la plus performante frôlant les 40 000 €.

Conclusion

Il existe une grande diversité de modèles au sein de la catégorie des breaks, y compris si l’on prend pour ligne directrice celle de la fiabilité. Entre un Dacia Jogger d’entrée de gamme et un Porsche Taycan Sport Turimso, on peut véritablement parler de grand écart, que ce soit en termes de prix, mais également de puissance et de philosophie. C’est d’ailleurs une excellente nouvelle, car cela prouve que le break peut aujourd’hui attirer une clientèle variée, et plus encore à un moment de prise de conscience écologique, tendant à atténuer l’attractivité des SUV.