Qu’est-ce que le cotransportage et pourquoi l’utiliser ?

Les colis défilent parfois sans passager, tandis que des camions alignent les kilomètres avec une cargaison à moitié vide. Cette aberration persiste, malgré la hausse continue des coûts logistiques et la pression croissante exercée sur le transport de marchandises pour réduire son impact environnemental.

Face à ce constat, de nouvelles pratiques émergent pour maximiser chaque trajet et éviter le gaspillage de ressources. Les acteurs du secteur repensent l’acheminement des biens en profondeur. L’enjeu est clair : mieux exploiter chaque mètre cube disponible dans les véhicules, qu’il s’agisse d’une voiture particulière ou d’un utilitaire léger.

Le cotransportage, une nouvelle façon de penser la livraison de marchandises

Le cotransportage bouscule les codes de la logistique traditionnelle. Ici, la livraison ne repose plus uniquement sur des flottes dédiées : elle s’appuie sur des trajets déjà existants, effectués par des particuliers appelés cotransporteurs.

La demande de cotransportage peut provenir aussi bien d’un particulier que d’un magasin ou d’un commerçant. Grâce à une application dédiée, ces acteurs publient facilement une demande de livraison, précisant le lieu de retrait, la destination et les contraintes éventuelles. Les cotransporteurs consultent ensuite les opportunités disponibles et choisissent celles qui correspondent à leur itinéraire.

Au cœur du dispositif, les plateformes de cotransportage assurent la mise en relation et la coordination. Elles fluidifient les échanges entre expéditeurs et cotransporteurs, sécurisent les transactions et limitent la circulation de véhicules sous-utilisés. Cette organisation favorise une logistique plus souple, plus rapide et clairement orientée vers une mobilité responsable.

Concrètement, les bénéfices sont multiples : réduction des frais de livraison, baisse des émissions liées aux trajets à vide et développement d’une alternative écologique crédible, notamment en zone urbaine ou périurbaine. Le tout, sans renoncer à la fiabilité ni à la réactivité attendues aujourd’hui.

Quels sont les différents types de cotransportage et comment fonctionnent-ils au quotidien ?

Le cotransportage recouvre plusieurs formes, adaptées à des usages variés. Le principe reste le même : permettre à des cotransporteurs indépendants de valoriser l’espace libre de leur véhicule, tout en répondant à des besoins de livraison ponctuels.

Voici les principaux modèles rencontrés sur le terrain :

  • Cotransportage : pensé pour les petits colis et les livraisons de proximité, il s’appuie sur des trajets réguliers en voiture, scooter ou parfois à vélo. Un cotransporteur récupère une commande chez  commerçant, puis la livre sur son parcours planifié.
  • Cotransportage longue distance : adapté aux objets plus volumineux ou aux trajets interurbains. Meubles, électroménager ou cartons de déménagement peuvent ainsi être transportés par un cotransporteur déjà en déplacement, sans créer de trajet supplémentaire.

Dans tous les cas, l’application joue un rôle central. Elle centralise les demandes émanant des particuliers comme des magasins, propose des correspondances avec les trajets disponibles et encadre le déroulement de la livraison. Chaque étape est tracée, de la mise en relation jusqu’à la confirmation finale, garantissant transparence et simplicité d’usage.

Jeune homme et livreur dans un garage organisent des colis

Des bénéfices concrets : économies, écologie et retours d’expérience

Faire de chaque trajet une opportunité de transport séduit un public de plus en plus large. Pour les cotransporteurs, c’est un moyen simple de rentabiliser un déplacement déjà prévu, sans contrainte salariale ni engagement professionnel. Pour les expéditeurs et les commerçants, le cotransportage représente une solution flexible et économique pour livrer leurs colis.

Sur le plan environnemental, l’impact est tout aussi significatif. Mutualiser les espaces libres permet de limiter les trajets inutiles, de réduire le nombre de véhicules en circulation et, par conséquent, de diminuer les émissions de CO2. Cette logique s’inscrit pleinement dans une démarche de mobilité partagée et d’économie circulaire.

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