Les voitures de fonction quittent peu à peu les flottes d’entreprises

Les voitures de fonction quittent peu à peu les flottes d’entreprises
Les particuliers utilisent de nouvelles formes de mobilité (vélos, trottinettes, autopartage, location, etc.). Des pratiques émergent également de plus en plus en entreprise depuis plusieurs années et qui, peu à peu, minent la présence des voitures de fonction dans les flottes d’entreprises.

L’influence des enjeux climatiques sur les flottes d’entreprises

Les mesures gouvernementales françaises et européennes convergent vers le même objectif : le respect de l’environnement. Entre électrification des flottes et intégration de nouvelles formes de mobilité, depuis plusieurs années, les flottes d’entreprises connaissent de réels bouleversements.

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Les flottes d’entreprises deviennent de plus en plus électriques. Les acquisitions de véhicules électriques ont, en effet, progressé de 43% et celles des véhicules hybrides rechargeables ont connu une croissance de 276% en 2021. Les demandes en véhicules électriques s’accélèrent, 57% des gestionnaires de flottes aimeraient disposer d’une énergie alternative dorénavant. Ils n’étaient que 30% en 2021 et d’ici 3 ans ils devraient être 80%.

Cette transition vers l’électrique s’opère après les nouvelles mesures du gouvernement français et de l’Europe et notamment la nouvelle loi d’orientation des mobilités (LOM) qui demande un minimum de 10% de véhicules à faibles émissions dans les flottes automobiles d’ici la fin d’année 2022. Ce chiffre augmente ensuite progressivement pour atteindre 50% d’ici 2030. De plus, la LOM demande qu’une zone à faibles émissions (ZFE) soit mise en place pour toutes les communes de plus de 150 000 habitants d’ici 2025.

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Dans les zones urbaines, l’autopartage progresse et les voitures laissent aussi place à d’autres formes de mobilité plus douces au sein des flottes automobiles comme les deux et trois roues (vélos et scooters) motorisés ou non ainsi que les engins de déplacement personnel motorisés. Assurant principalement les trajets domicile-travail, ces moyens de locomotion commencent également à séduire les entreprises pour les missions professionnelles. Marielle MAURE, Responsable Communication d’Europcar, spécialiste de la location voiture Niort et à l’initiative du service d’autopartage de voiture en libre-service marguerite, le remarque : « Les professionnels représentent une partie importante de notre clientèle pour l’autopartage, il y a une vraie demande à satisfaire car les usages évoluent fortement notamment chez les jeunes générations ».

La traditionnelle flotte automobile d’entreprise converge vers un ensemble de solutions de mobilité

Les flottes automobiles d’entreprises s’estompent peu à peu pour laisser place à un ensemble de solutions de mobilité proposées aux collaborateurs.

Les loueurs diversifient leurs offres pour s’adapter au mieux aux nouvelles attentes de leurs clients. Ils proposent des offres innovantes comme la location de voiture de moyenne ou courte durée ainsi que la location de vélos à assistance électrique. Les flottes d’entreprises convergent vers des solutions de mobilité diverses réduisant la place des voitures de fonction.

C’est d’ailleurs la LOM qui a introduit le « forfait mobilités durables » offrant un crédit de 500 euros par an pour chacun des salariés utilisant des mobilités alternatives (vélo, autopartage, covoiturage, vélopartage, trottinette, scooters en freefloating) pour leurs déplacements domicile-travail.

L’autopartage inter-entreprises, vers une mutualisation optimisée de la mobilité ?

L’autopartage est encore une notion nouvelle. L’autopartage professionnel permet aujourd’hui aux entreprises de passer du modèle traditionnel de possession à un modèle de mutualisation. Pour aller encore plus loin, certains incubateurs, programmes immobiliers et parcs d’activité se tournent vers un autopartage encore plus mutualisé : l’autopartage inter-entreprises.

Comment ça marche ? En pratique, c’est plutôt simple. Le porteur de projet, qui dispose de son propre service d’autopartage pour ses collaborateurs, ouvre les réservations de ses véhicules aux collaborateurs d’autres entités ayant des besoins de mobilité.

Le contrat s’établit entre le porteur de projet et les autres structures souhaitant utiliser les véhicules. Quant à la grille tarifaire ou le système d’abonnement, ce dernier est également établi par le porteur de projet.

Le parcours de réservation reste similaire à celui d’un service d’autopartage « classique » puisque les réservations se font en ligne. De même, l’accès au véhicule est en libre-service et la restitution se fait sur le parking dédié.

L’objectif est de partager et d’optimiser davantage les flottes de véhicules en mettant à disposition de plusieurs structures une flotte de véhicules. Les coûts de gestion de flotte, les emplacements de stationnement et l’accessibilité des véhicules sont ainsi davantage optimisés. L’autopartage inter-entreprises permet également d’amortir les frais de location et d’entretien de la flotte. Cette solution évite aussi aux entreprises, ne disposant pas de flotte de véhicules, le recours à la location ou aux indemnités kilométriques payées aux salariés.

L’autopartage inter-entreprises est également une solution pour optimiser les emplacements de stationnement. Ce type de solution peut effectivement encourager les collaborateurs de l’entreprise à ne plus utiliser leurs véhicules personnels et donc ne plus mobiliser des places de stationnement toute la journée inutilement.

Ce service, disponible en bas de l’immeuble et à un tarif attractif, peut s’intégrer à une offre globale de mobilité proposée en entreprise. Toutefois, déployer une telle solution au niveau national risque de prendre du temps surtout dans les zones rurales où la voiture personnelle est encore souvent la seule option possible pour se déplacer.