Souad Boudjella est une jeune femme qui s’est lancée dans une aventure à Toulouse : elle a repris le garage automobile de Lak Auto. Au début, personne ne semblait croire en son potentiel, même pas les banques qui lui ont refusé du crédit. Aujourd’hui, elle est reconnue dans ce domaine et a même remporté le prix Talent des Cités qui récompense le meilleur porteur de projet installé dans un quartier prioritaire de la politique de la ville. À 35 ans, elle est propriétaire d’un garage sans la moindre expérience à ses débuts.

Un micro-crédit refusé

Lorsqu’elle a décidé de se lancer, il faut dire que la tâche était loin d’être facile. En effet, elle s’est rapidement heurtée aux réticences des banques qui hésitaient à lui fournir un crédit. Elle n’a pas pu trouver de financement auprès des banques, car elle n’avait aucune expérience dans le domaine. De plus, après un accident de travail au bout duquel elle s’est retrouvée inapte continuez son emploi d’auxiliaire de vie, les banques n’étaient pas totalement convaincues de sa capacité à mener à bien un garage. C’est l’organisation d’aide à la création d’entreprises qui s’est portée garante pour qu’elle puisse obtenir un financement. Elle a démarré avec un capital social de 1000 euros pour des charges qui s’élevaient à 9000 euros par mois.

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De l’effort et de la patience

Loin de baisser les bras, Souad Boudjella a su avancer patiemment. Loin de connaitre les prix qui sont habituellement appliqués pour chaque réparation, elle a demandé, par la suite des devis à ses futurs concurrents et collègues garagistes. Elle a pu d’ailleurs savoir que la plupart des clients avaient tendance à choisir leur garage en fonction du véhicule de remplacement qui était proposé. Dès lors, plus de 10 mois ont été nécessaires pour finaliser son étude de marché de même que les démarches administratives. Pour éviter certains frais dans la mise en place de son garage automobile, elle n’a pas fait appel à un expert, mais préfère se renseigner auprès de forums.

Des talents de négociatrice

Au fil des semaines, elle apprend surtout à recruter et fait passer des entretiens aux candidats qui sont envoyés par Pole-Emploi. Aujourd’hui, elle emploie 3 salariés, mais ne se paie pas se salaire. Elle explique qu’elle préfère se constituer une trésorerie afin d’étendre son activité. Mais Souad Boudjella réussit quand même à faire ce dont tout le monde la pensait incapable.

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